Evaluation - French

1. INDICATION DE LA DECOUVERTE DU TRACEUR

Le conducteur exprimera clairement comment son chien indique ou identifie la personne recherchée avant le démarrage de l’exercice ou de la recherche.

Si l’indication ne peut être clairement distinguée ou est faite de manière naturelle par le chien et doit être interprétée par le conducteur ou encore que les examinateurs considèrent que l’indication peut causer une confusion ; l’exercice ou la recherche demandera l’emploi d’au minimum un leurre (pas plus de deux), se tenant approximativement à trois mètres du traceur. Le conducteur conduira la recherche à l’aveugle en ne sachant pas quel sujet fait l’objet de la démarche. A l’issue de l’exercice ou de la recherche, le conducteur doit informer correctement les examinateurs quant à la personne ayant fait l’objet de la recherche du chien.

Si l’indication fait partie des indications traditionnelles (standard), ou qu’elle ne semble pas poser de problème et est facilement discernable, l’exercice peut n’impliquer que le traceur, sans leurre. Le conducteur ne peut pas inciter, avertir ou influencer le chien pour donner une quelconque indication, de manière verbale ou autre.

Certains peuvent se demander pourquoi, alors qu’ils utilisent uniquement leur chien dans des opérations SAR et reçoivent toujours une description complète de la personne disparue, cet aspect devrait être considéré comme étant nécessaire. Bien que la collecte d’un objet de référence soit toujours faite avec soin, il ne faut jamais accorder une totale confiance au fait que l’odeur prise par le chien à partir de l’objet appartienne bien à la personne recherchée. Cette confiance est seulement acquise par l’observation du comportement du chien après la prise d’odeur et en se formant une opinion quant à la qualité de l’objet de référence sur base de ce comportement. Il est arrivé, dans certains cas, que l’objet de référence présenté par le conducteur, censé appartenir à un enfant disparu, soit employé et, qu’en fait, ce soit le meurtrier qui soit suivi. A cause de la capacité du chien à identifier un membre de l’équipe de recherche ou de la famille, absent de la recherche, mais ayant touché l’objet de référence par inadvertance, l’évaluation du comportement global lors de la recherche est essentielle pour évaluer la qualité de l’objet de référence et, bien sûr, l’identification ou non de l’auteur des faits, aura des conséquences évidentes dans le cas d’affaires criminelles.

 

2. CAPACITE A ARRETER LE CHIEN OU A LE LAISSER SE REPOSER

Lorsque l’on suivra une trace d’âge et de longueur indéterminées, le conducteur arrêtera son chien et simulera, d’une certaine manière, le repos. La période durant laquelle le chien sera retenu ne pourra pas être inférieure à 2 minutes ni supérieure à 5 minutes. La zone dans laquelle on arrêtera le chien pourra présenter une contamination modérée. Il faut entendre par là, une zone dans laquelle des personnes, non impliquées dans l’exercice, peuvent passer ou se tenir à proximité. La zone d’arrêt peut être faite de n’importe quel type de sol par exemple de l’herbe, de l’asphalte, du béton ou une combinaison de ces différentes surfaces. Le chien doit démontrer sa capacité à reprendre la trace sans que l’objet de référence soit présenté à nouveau.

Ce point est mentionné parce que, à certains moments durant le travail sur une affaire, il est probable que le chien doive être arrêté. Ceci peut être dû à de nombreux facteurs allant du fait de répondre à la radio, de donner votre position et de signaler ce que votre chien est en train de faire, jusqu’à l’interrogatoire rapide d’un témoin potentiel. Ce que nous voulons voir, c’est si le chien est suffisamment focalisé sur son travail que pour pouvoir repartir sur la trace lorsque l’instruction lui en est donnée.

 

3. CAPACITES DU CHIEN A DETERMINER LA DIRECTION DE TRAVAIL ET SI LE CHIEN A UNE TRACE

Un traceur quittera une zone de contamination modérée et marchera sur une distance indéterminée. La trace aura de 4 à 12 heures d’âge. La contamination modérée peut être constituée par la présence de personnes étrangères à l’exercice marchant à travers / autour de la zone ou à un moment où leur odeur sera plus fraîche que celle déposée par le traceur. La zone de départ peut être constituée d n’importe quelle matière par exemple de l’herbe, de l’asphalte, du béton ou une combinaison de ces différentes surfaces.

La distance parcourue sera suffisamment longue pour qu’une équipe K9 compétente puisse déterminer que:

  1. Une trace quitte la zone
  2. La direction dans laquelle la trace se dirige

L’équipe K9 peut ou peut ne pas faire de découverte à la fin de l’exercice selon que l’exercice soit fait en combinaison avec un exercice d’évaluation de trace, une évaluation d’enlèvement par véhicule ou soit seulement exécuté pour déterminer la capacité qu’il avait été décidé de tester.

Si aucune découverte n’est réalisée, le conducteur doit renseigner clairement à l’équipe d’évaluation si oui ou non il avait découvert une trace et/ou indiquer sa direction.

La partie la plus critique du travail d’une équipe de mantrailing se situe au départ ou au moment de déterminer la direction de travail correcte. Dans les affaires criminelles, ceci marquera le début de la fourniture d’informations ou complètera les pièces du puzzle qui pourront être capitales pour l’enquête ou l’arrestation. L’équipe de mantrailing doit se considérer comme l’un des rayons de la roue que représente l’enquête.

 

4. CAPACITE A IDENTIFIER L’ABSENCE DE TRACE DANS LA ZONE (« NSI » - No Scent Identification)

L’équipe recevra un mauvais ou faux objet de référence ainsi qu’une zone de départ de contamination modérée. La contamination modérée peut être constituée par la présence de personnes étrangères à l’exercice marchant à travers / autour de la zone ou à un moment où leur odeur sera plus fraîche que celle déposée par le traceur. La zone de départ peut être constituée d n’importe quelle matière par exemple de l’herbe, de l’asphalte, du béton ou une combinaison de ces différentes surfaces.

Le conducteur imprègnera son chien et rapportera clairement à l’équipe d’évaluation si une trace de l’odeur présentée à son chien existe dans la zone.

Le « NSI » est un outil important dans beaucoup d’enquêtes, lorsqu’il s’agit d’un faux rapport de crime, lorsqu’un suspect est présent sur la scène du crime ou lors d’une enquête sur une personne disparue où un indice a été découvert par une autre équipe de recherche (militaires, membres d’une battue, chiens de air scenting) ; La capacité à identifier correctement le fait qu’aucune trace d’un objet de référence présenté n’est présente dans la zone pourrait / devrait être essentielle lors de toute enquête où l’assistance d’une équipe K9 est demandée.

 

5. CAPACITE DE RECHERCHE

L’équipe K9 démontrera avec succès la possibilité de suivre une trace vieille de 2 à 12 heures. La trace aura une longueur variant entre 400 et 750 mètres, couvrira des surfaces diverses, différents types de végétation dans une zone contaminée par des personnes étrangères à l’exercice. Connaissant la manière dont un chien de trailing travaille, la distance entre le chien et la trace réelle ne sera pas prise en compte. Les évaluateurs ne fourniront aucune assistance au conducteur que ce soit quant à la manière de solutionner un problème ou pour le conforter dans son travail. Il n’y aura pas de limite dans le temps durant cet exercice et il ne sera pas interrompu sauf si les évaluateurs estiment que le chien ne travaille plus et/ou que l’équipe K9 a complètement quitté la zone de la trace sans fournir d’indication de redécouverte.

Il est bien évident que nous désirons voir le chien et son conducteur travailler comme une équipe sur une trace inconnue. La variation quant à la vieillesse de la trace sert à fournir une certaine flexibilité lorsqu’il s’agit d’évaluer plusieurs chiens lors d’un atelier. Plusieurs chiens ne pourront jamais être évalués / ne pourront travailler sur la même trace. La distance doit être considérée comme raisonnable, correspondant à celle des cas réels et procure cohérence et impartialité au processus. Chaque trace est unique par elle-même, ce qui signifie.que beaucoup de choses rencontrées par une équipe ne seront pas forcément rencontrées par une autre équipe sur le même type de terrain avec la même vieillesse. Plus la trace sera longue plus les sujets de distraction seront nombreux ce qui peut avoir comme conséquence de faire apparaître les évaluations comme injustes juste à cause de la distance plus grande. Nous avons mentionné l’éloignement par rapport à la trace d’origine du traceur parce que certains groupes ont raté la formation d’équipes K9 suite au fait que le comportement du chien ne correspondait pas à ce que l’on peut attendre d’une « équipe K9 de recherche ».

 

6. CAPACITE A CHOISIR AU DEPART D’UNE TRACE

L’équipe devra démontrer la capacité de faire le bon choix au départ de la trace, le chien indiquant la trace et la suivant en employant ou n’employant pas un objet de référence. L’élément « vieillesse » de cet exercice sera indéterminé mais pourra être cumulé à d’autres composantes intervenant dans l’évaluation.

La distance avant le choix ne pourra être inférieure à 30 mètres et n’excèdera pas 80 mètres. La zone ne devra pas présenter de contamination connue récente par l’humain à l’exception de celle provoquée par le traceur utilisé pour l’exercice. La surface du sol sera constituée de végétation naturelle par exemple de l’herbe, des feuilles, de la terre ou une combinaison de ces types de surfaces.

Si cet exercice est réalisé de manière indépendante donc, sans combinaison avec d’autres composantes de l’évaluation, le conducteur informera l’équipe d’évaluation lorsque son chien aura atteint ou trouvé une trace et indiquera la direction de déplacement.

Il a déjà été constaté qu’une équipe peut rencontrer des circonstances, des situations, ou l’équipe doit déterminer si un individu est passé dans une zone spécifique. On peut l’utiliser pour éliminer une direction depuis le PLS (« Place Last Seen » : dernier endroit où vu) prise en s’éloignant de la maison de l’enfant disparu ou de celle du suspect et choisir de décider s’il a pris cette direction. Ceci permettrait à l’enquête de se focaliser ou de rester sur l’idée d’une direction inconnue mais différente. Cette capacité peut aussi être utilisée pour justifier les plaintes d’un suspect disant qu’il était resté à l’extérieur à la recherche de l’enfant disparu alors qu’en fait il ne s’était jamais rendu dans la zone où il / elle prétendait avoir cherché. Dans tous les cas, il est facile de comprendre pourquoi cette aptitude a été incluse dans nos tests. Si une équipe K9 identifie correctement quand ou si une trace a été rencontrée dans la distance de test alors, c’est qu’elle a probablement la capacité de tester plus longtemps si nécessaire.

 

7. CAPACITE A DETERMINER L’ENLEVEMENT PAR VEHICULE

Pendant qu’il fera la démonstration de sa capacité à suivre une trace de longueur et d’âge indéterminés à travers une contamination modérée, le conducteur identifiera la zone ou le traceur aura été récupéré par un véhicule.. La contamination modérée pourra être constituée par quelques personnes, étrangères à l’exercice, se déplaçant à travers ou autour de la zone à différents moments rendant ainsi leurs traces plus fraîches que celle produite par le traceur. Le revêtement de sol pourra être constitué par n’importe quel type de revêtement routier par exemple du gravier, de l’asphalte, du béton ou une combinaison de ces différentes surfaces.

Le chien peut arrêter sa recherche à l’endroit d’enlèvement par le véhicule ou peut continuer à suivre l’odeur du traceur au-delà de l’endroit d’enlèvement. Aucune attention particulière ne sera portée à l’une de ces réactions pourvu que le conducteur puisse déterminer la zone d’enlèvement par véhicule.

A notre époque, faite de téléphones cellulaires et de véhicules, un grand nombre d’affaires impliqueront l’usage d’un véhicule. Il peut être capital pour l’enquête de pouvoir identifier le point d’enlèvement par véhicule ou l’endroit où un sujet est monté dans un véhicule. Ceux qui sont familiers de l’entraînement prodigué par notre Institut savent à quel point nous nous formons à une identification claire du point d’embarquement. Il faut porter attention au fait que toutes les équipes K9 qui demandent une évaluation INBTI n’ont pas été entraînées à l’identification de ce point de manière aussi claire. C’est pourquoi il a été dit que l’on ne porterait pas d’attention particulière à la réaction du chien tant que le conducteur pourra identifier la zone d’embarquement à une distance raisonnable. Si le conducteur ne peut déterminer l’endroit où l’on est monté dans le véhicule, une remarque sera faite dans l’évaluation demandant de continuer / renforcer cet aspect de l’entraînement.

 

8. AUTRES CRITERES POUR UNE CERTIFICATION INBTI

 

EXAMEN ORAL

La partie orale de l’évaluation devra être réussie durant la phase initiale ou lors de la première participation du conducteur à l’évaluation. Il ne sera pas demandé au conducteur de représenter la partie orale lors des réévaluations et/ou évaluation avec d’autres chiens. Le jury sera constitué d’un dirigeant ou conducteur confirmé et d’au moins deux conducteurs expérimentés approuvés par l’INBTI.

 

QUESTIONS DE L’EXAMEN ORAL

  1. Le conducteur doit présenter des connaissances concernant les compétences de base pour être qualifié en tant qu’expert devant les tribunaux en répondant aux questions du jury. Les compétences de base reprises dans la jurisprudence américaine 29 2d #575 seront utilisées comme standard.
  2. Le conducteur doit présenter des connaissances concernant la théorie de l’odeur en répondant aux questions du jury.
  3. Le conducteur doit être familiarisé au processus de collecte des objets de référence en répondant aux questions du jury.

 

CONFORMITE AUX EXIGENCES DE BASE

Le conducteur devra prouver qu’il est en ordre en ce qui concerne les cas légaux requérant la preuve que le chien est entraîné en présentant les rapports d’entraînement du chien évalués par l’INBTI. Dans le cas où le conducteur a oublié de se munir du carnet de rapports du chien concerné et désire poursuivre l’évaluation, l’INBTI peut décider de poursuivre l’évaluation ; si une dispense est signée, les rapports existants seront maintenus. Deux entraîneurs approuvés par l’Institut témoigneront en signant la dispense.